L’Escalier

Là où le curateur a choisi d’élever certains projets artistiques pour leur donner plus de visibilité. C’est le lieu de la critique d’art.

Monter les marches

L’escalier est sans doute l’élément le plus discret d’une maison : on l’emprunte sans y penser, simplement pour passer d’un étage à l’autre. Pourtant, comme le rappelle l’architecte Richard Scoffier, l’escalier ne sert pas seulement à relier, il élève. Il nous permet de prendre de la hauteur, de regarder les choses à distance. Pensez au grand escalier de l’Opéra Garnier : avant même le spectacle, c’est celui qui monte qui est mis en scène. On s’y montre autant qu’on y regarde.

C’est ce mouvement que j’aimerais faire entendre ici avec le mot d’escabeau. Jacques-Alain Miller le reprend à Lacan : l’escabeau, c’est ce sur quoi chacun se hisse pour se faire beau, pour se rendre visible et exister sous le regard des autres. L’artiste en est l’exemple le plus parlant. Avec son œuvre, il fabrique la marche qui l’élève, et qui élève avec lui quelque chose de son intimité.

L’escalier de la Maison Extime sera donc l’espace de la critique d’art. J’y élèverai certains projets artistiques qui m’ont touché, pour leur offrir un peu plus de visibilité.

  1. Marche I

    La première marche

    Les premières critiques arrivent bientôt. Elles prendront place ici, marche après marche.